Redonnez le pouvoir aux équipes projet!

La lecture du Vademecum de François Jolivet (ISBN: 2-84769-001-8) "Manager l'entreprise par projet" est une cure de jouvence. Un Chef de projet tanné par les expériences a pris le temps de se pencher sur sa carrière et d'échanger avec ses collègues du club de Montréal pour nous proposer les métarègles du management par projet.

A force de compulser les référentiels, d'étalonner les bonnes pratiques, de peaufiner processus, méthodes et outils, nous risquons d'oubler le principal: les projets sont faits par des gens et si possible pour eux. Les métarègles permettent de revenir au principal.

Si votre management du risque projet se transforme en exercice de reporting, vous êtes sans doute en passe de rater l'essentiel... Outre l'ouvrage précité, reportez-vous au document mindmap "faites le point sur votre méthologie risque projet"
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Complexité, source de risque

Le découpage de la chaîne logistique de l'entreprise, la multiplication des interfaces techniques, organisationnelles et décisionnelles crée une complexité croissante dans les projets. Les NTIC accélèrent les flux de transmission d'information sans régler -et souvent en augmentant- cette complexité. La complexité devient source de vulnérabilités pour les individus et les lots de travaux. La thèse de Franck Marle, du laboratoire de Génie Industriel de l'Ecole Centrale à Paris, propose un modèle d'évaluation.

Vulnerabilite risques
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Abaque de Regnier

L'identification des risques et des opportunités d'un projet, d'un programme ou d'un portefeuille requiert souvent de comparer les items, soit deux à deux (méthodes par paires) soit plus globablement, au moyen d'un panel d'opinion. L'Abaque de RÉGNIER permet de susciter l'accord sur le consensus ou le disensus des sachants contactés. Elle existe  depuis 1976 et a été informatisé sur tableur par plusieurs "disciples". http://www.colorvote.com/ et surtout http://www.laprospective.fr/

C'est une présentation à deux dimensions des jugements de valeur qui sont portés par un certain nombre d'individus juges, experts, ou profanes, sur un problème imprécis dans ses contours, vague dans sa terminologie et dont les facettes sont multiples. C'est surtout un algorithme pour distiller du sens à partir d'un désordre apparent. Quelle est sa valeur ajoutée?

1. La procédure d’appréciation colorée que représente l’Abaque de Régnier, utilisée dans l’échange interpersonnel, crée la transparene et enrichit la communication.
2. Cette transparence entraîne une meilleure compréhension ; il faut donc que l’objectif réel de la réunion et le sort qui sera fait des données obtenues soient clairement explicites.
3. Comme la logique de communication n’est plus binaire (pour/contre), mais introduit la nuance, il faut admettre les différences visibles sur le tableau et, au lieu de juger à priori les auteurs, demander à chacun d’argumenter sa couleur.
4. Ceci amène parfois à renégocier la formulation des items dans un sens plus compréhensible, voire à compléter le questionnement par des aspects suggérés par les participants. L’Abaque n’est pas un test, mais représente une procédure interactive destinée à clarifier les problèmes complexes.
5. Vouloir communiquer davantage, nécessite encore de pouvoir y mettre des limites. L’usage possible du vote blanc (je ne peux annoncer la couleur) et du vote noir (je ne veux pas annoncer la couleur) est disponible dans ce but.
6. Le fait que chacun existe sur le tableau coloré avec la même parceille du territoire que les autres redistribue statuts et rôles et nécessite d’explorer systématiquement les différences observées, sans que la démarche ne devienne jamais « policière ».
7. Le tableau n’est validé que si la réunion a permis de vérifier que les éléments du problème examiné ont bien été compris de la même manière par tous et que les couleurs coïncident avec ce que chacun ressent.
8. Si on peut résoudre un problème de communication sans cet outil, il ne faut pas utiliser l’Abaque. Mais si on l’utilise, il ne faut être directif que sur la forme de l’échange, et non pas sur le fond.
9. Le toucher est un sens différent de la vue ou de l’ouïe. La formalisation des opinions ou des attitudes par la couleur ne supprime ni les mots ni les chiffres, mais constitue un autre langage et doit être considéré comme tel.
10. L’outil implique de respecter davantage l’Autre. Il ne doit pas être utilisé dans un sens inquisitorial ou despotique, sans le risque d’être perverti.
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